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SIDA : RAPPORT DE L'ONU

Le point sur l'épidémie de SIDA - Rapport 2009 de l'ONU

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UN APPERÇU DE L'ÉPIDÉMIE DE SIDA EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE EN 2008

  • Nombre de personnes vivant avec le VIH : 22,4 millions
  • Nombre des nouvelles infections à VIH : 1,9 million
  • Nombre de nouvelles à infections à VIH chez les enfants : 390 000
  • Nombre de décès liés au sida : 1,4 million


On estime qu’un adulte sur 20 en Afrique subsaharienne vit avec le VIH.

L’Afrique subsaharienne reste la région la plus lourdement touchée par le VIH. En 2008, elle représentait 67% des infections à VIH du monde entier, 68% des nouvelles infections à VIH chez les adultes et 91% des nouvelles infections à VIH chez les enfants. En outre, c’est dans cette région qu’ont été enregistrés 72% des décès mondiaux dus au sida en 2008.

Dans la région, l’impact de l’épidémie demeure énorme sur les foyers, les communautés, les entreprises, les services publics et les économies nationales. 

En 2008, on estime à plus de 14,1 millions le nombre d’enfants ayant perdu au moins un de leurs parents à cause du sida en Afrique subsaharienne.
En Afrique subsaharienne, les femmes et les filles restent touchées de manière disproportionnée par le VIH. 
A l’échelle de la région tout entière, les femmes représentent approximativement 60% des infections à VIH estimées (ONUSIDA, 2008 ; Garcia-Calleja, Gouws, Ghys, 2006).

AFRIQUE SUBSAHARIENNE

DERNIÈRES TENDANCES ÉPIDÉMIOLOGIQUES


 

L’Afrique subsaharienne reste la région la plus durement touchées par le VIH dans le monde, et représente plus des deux tiers (67%) de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH et près des trois quarts (72%) des décès liés au sida en 2008.
On estime qu’en 2008 1,9 million [1,6 million–2,2 millions] de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en Afrique subsaharienne, ce qui porte à 22,4 millions [20,8 millions–24,1 millions] le nombre des personnes vivant avec le VIH.

  • En 2008, plus de 14 millions d’enfants en Afrique subsaharienne avaient perdu un parent ou leurs deux parents du fait du sida.
  • Les épidémies de l’Afrique subsaharienne varient considérablement d’un pays à l’autre – la plupart paraissant s’être stabilisées, bien que souvent à des niveaux très élevés, en particulier en Afrique australe.
  • Les neuf pays de l’Afrique australe continuent de supporter une part disproportionnée du fardeau mondial du sida – chacun d’entre eux a une prévalence chez l’adulte supérieure à 10%.
  • Avec une prévalence du VIH chez l’adulte de 26% en 2007, le Swaziland connaît le niveau d’infection le plus important dans le monde. L’épidémie du Lesotho semble s’être stabilisée, avec une prévalence de 23,2% en 2008.
  • L’Afrique du Sud continue d’abriter la plus grande population de personnes vivant avec le VIH dans le monde – 5,7 millions en 2007.
  • Tandis que le taux des nouvelles infections à VIH dans la région a lentement décliné, le nombre des personnes vivant avec le VIH a légèrement augmenté en 2008, en partie du fait de la plus grande longévité découlant d’un meilleur accès au traitement. La prévalence du VIH chez l’adulte (15-49 ans) a décliné de 5,8% en 2001 à 5,2% en 2008.
  • A la fin de 2008, 44% des adultes et des enfants de la région qui nécessitaient une thérapie antirétrovirale avaient accès au traitement. Cinq ans plus tôt, la couverture du traitement dans la région n’était que de 2%.
  • Du fait de l’extension du traitement, les gens vivent plus longtemps dans de nombreux pays. Au Kenya, les décès liés au sida ont chuté de 29% depuis 2002.
  • En Afrique subsaharienne, les femmes et les filles continuent d’être affectées de manière disproportionnée par le VIH. A travers la région, les femmes représentent 60% de l’ensemble des infections à VIH.
  • Les jeunes femmes de 15 à 19 ans sont particulièrement vulnérables au VIH. Au Kenya, les jeunes femmes sont trois fois plus susceptibles d’être infectées que leurs homologues masculins.
  • Des chutes de l’incidence du VIH ont été signalées parmi les femmes en Zambie entre 2002 et 2007. En République-Unie de Tanzanie, l’incidence nationale du VIH est
  • Unir le monde contre le sidatombée entre 2004 et 2008. Le Zimbabwe connaît une baisse régulière de la prévalence du VIH depuis la fin des années 1990, du fait des changements des comportements sexuels.
  • En Afrique de l’Est, la prévalence du VIH semble s’être stabilisée et pourrait décliner dans certains contextes. AuBurundi, la prévalence du VIH parmi les jeunes de 15 à 24 a diminué de 4% à 3,8% entre 2002 et 2008 ans dans les zones urbaines et de 6,6% à 4% dans les zones semi-urbaines au cours de la même période, tandis que la prévalence du VIH augmentait de 2,2% à 2,9% dans les zones rurales.
  • Bien que la prévalence du VIH en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale soit beaucoup plus faible qu’enAfrique australe, la sous-région connaît néanmoins plusieurs graves épidémies nationales dans des pays tels que la Côte d’Ivoire (prévalence du VIH à 3,9%) et le Ghana (prévalence à 1,9%).


Principales dynamiques régionales

Les rapports hétérosexuels restent le moteur principal de l’épidémie en Afrique subsaharienne, avec toujours une importante transmission aux nouveau-nés et aux bébés allaités au sein. Toutefois, des preuves épidémiologiques récentes ont révélé que l’épidémie de la région était plus diversifiée qu’on ne l’avait pensé :

  • Le commerce du sexe continue de jouer un rôle important dans nombre d’épidémies nationales. Au Kenya, on estime que les professionnel(le)s du sexe et leurs clients représentaient 14,1% des nouvelles infections à VIH. EnOuganda, les professionnel(le)s du sexe, leurs clients et les partenaires de ces derniers constituaient 10% des nouvelles infections en 2008.
  • Sept pays africains (Bénin, Burundi, Cameroun, Ghana, Guinée Bissau, Mali et Nigéria) signalent que plus de 30% de l’ensemble des professionnel(le)s du sexe vivent avec le VIH.
  • Plusieurs études récentes suggèrent que les rapports sexuels non protégés entre hommes sont probablement un facteur plus important dans les épidémies de VIH de l’Afrique subsaharienne qu’on ne le pense généralement. Lors d’une récente enquête parmi des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes au Malawi, en Namibieet au Botswana, la prévalence du VIH parmi les participants était respectivement de 21,4%, 12,4% et 19,7%.
  • Bien qu’ils soient courants en Afrique subsaharienne, les comportements homosexuels sont fortement stigmatisés dans la région. Plus de 42% des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes interrogés au Botswana, au Malawi et en Namibie avaient subi au moins un abus en matière de droits de l’homme.
  • Les consommateurs de drogues injectables en Afrique subsaharienne semblent être exposés à un risque élevé d’infection par le VIH. Dans la région, on estime que 221 000 consommateurs de drogues sont séropositifs au VIH, ce qui représente 12,4% de l’ensemble des consommateurs de drogues de la région. A Nairobi, au Kenya, 36% des consommateurs de drogues enquêtés ont été testés séropositifs pour le VIH.


Prévention du VIH

Des indications suggèrent que les programmes de prévention du VIH pourraient avoir des répercussions sur les comportements sexuels dans certains pays africains. En Afrique australe, une tendance vers des comportements sexuels plus sûrs a été observée parmi les jeunes hommes et femmes entre 2000 et 2007.

En Afrique du Sud, la proportion des adultes signalant l’usage du préservatif lors de leur première expérience sexuelle s’est accrue de 31,3% en 2002 à 64,8% en 2008.

De même que pour l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale, l’Afrique subsaharienne a fait des progrès remarquables dans l’extension de l’accès aux services de prévention de la transmission mère-enfant du VIH. En 2008, 45% des femmes enceintes séropositives au VIH bénéficiaient de médicaments antirétroviraux, contre 9% en 2004.